Cette nouvelle saison marque un tournant au sein de Mudriam puisqu’elle verra fleurir de nouveaux ateliers hebdomadaires et nouveaux professeurs et confirmer certains ateliers mensuels. Nos Maîtres sur la Voie qui Danse (Raji, Mudra, Carolina Fonseca…) nous offrirons, quant à eux, leurs savoir-être et savoir-faire ponctuellement ou lors de stages et retraites. Venez découvrir ce […]

via Nouveautés Saison 2018-2019 – « Portes ouvertes » 23 septembre 2018 — MUDRIAM, School of Art | Production | Network.

Au rythme de sa danse

Au rythme de ma danse, je vis l’instant présent, je vis l’espace, je vis le temps.

Au rythme de ma danse, je sens et je m’abandonne à la sensation. Je m’incarne en elle et je m’invite à la rencontrer, à la façonner patiemment et à l’aimer passionnément …

Au rythme de ma danse, j’explore, je lis, je relis et je donne.

 

At the rythm of my dance, I live the present moment, I live Space and I live Time.

At the rythm of my dance, I feel and I surrender to the sensation. I incarnate myself through it and I invite myself to meet my dance, shape it patiently and love it passionately…

At the rythm of my dance, I explorate, I read, I link to, I give.

LuzAzuL @ PLOEF 4_03_2018

 

Atelier danse contemplation

Il est ouvert à tous. Il n’y a pas de pré-requis. On peut venir en fauteuil, en toute condition physique.
Travailler avec ses limites, si on veut pouvoir les contourner ou les dépasser.

L’objectif de cet entraînement est de cultiver un regard contemplatif (méditatif) sur notre corps et ses mouvements ( pensées, émotions, sensations, fonctionnels), aussi bien interne que externe.

Première partie:

A travers différents exercices travaillés en musique ou dans le silence, qui seront en parti guidés et aussi libre. J’utiliserai parfois des moments d’improvisation guidée pour laisser libre cours à l’expérimentation des participants.
Des exercices de tension/détente (un peu de stretching), de respiration. Travail de la posture, couchée, assise, debout, travailler la marche. Dynamiser sa structure interne, son ancrage, la gestion de son équilibre, du poids du corps ..

Deuxième partie:

Nous incorporerons la notion de rythme.
Avec différents style de musique, avec notre souffle, coordonner notre pulsation interne avec celle de la musique.
L’objectif et de sentir le rythme dans son corps. A travers la marche, dans les pieds, dans la peau.
Gérer les temps forts et les temps faibles.
Gérer son énergie sans couper l’expérience et sans jugement.
Expérimenter et surmonter l’essoufflement, l’ennui, l’indifférence.
Écrire et/ou dessiner sur une feuille à la fin de l’expérience.

Flamenco Sentido, une présence à vivre

portrait

Pour cet atelier, il s’agit moins d’apprendre beaucoup de matériel chorégraphique mais plutôt de chercher et d’explorer en conscience, ce qui en fait la qualité de leur présence.

Une approche plus sensible du mouvement flamenco, dans un rythme lent ou rapide, dans une posture ou un déplacement.

Ce va et viens de l’énergie, une fois contenue puis relâchée. L’intensité dramatique et le jeu d’une épaule et d’un regard.

Tout se gère par le centre, la gestion de l’ancrage, une respiration qui pneumatise le corps dans son mouvement, de la terre vers le ciel et du ciel à la terre.

Créer le pont entre ce qui se passe à l’intérieur de ce corps et à l’extérieur.

Tisser le lien entre mes émotions et mes sensations,

entre mes pensées et mes vibrations.

ce que voient mes yeux et ce qu’entendent mes oreilles.

 

Flamenco Sentido et Atelier du Senti: en substance, aujourd’hui

 

Dans le cadre de l’un de ces cours, bien souvent j’invite à prendre conscience de sa présence ici et maintenant en tant qu’individu et dans le groupe.

Par sa présence et son intelligence sensible, la personne influe de façon permanente sur ce qui se passe dans le groupe. De ce fait, le déroulement du cours, l’enchaînement des exercices, le choix des propositions, des exercices sera influencé à chaque instant.

Par conséquent, tout participe au déroulement du cours: aussi bien les différences de niveaux techniques, les connaissances et les facilités à s’adapter, que les arrêts, les silences, les émotions vécues en chacun. Ce précieux matériel nous permet d’avancer et d’évoluer en toute authenticité, avec rigueur et justesse, dans l’apprentissage d’un exercice ainsi que dans la redécouverte de soi et de tout ce qui est là.

Lorsque il y a danse, il y a une manifestation formelle, corporelle, concrète et figurative, qui se rapporte à un ou plusieurs styles, cultures, techniques ou disciplines.                            Il y a simultanément, une manifestation émotionnelle, intentionnelle, sensorielle, subtile et invisible, qui vient de l’activité intérieure du danseur.

En considérant ces deux plans et en les travaillant artistiquement avec la même rigueur, notre présence, notre danse s’en ressent dans son authenticité, son équilibre, son harmonie.

Nous aborderons durant le cours:

– des exercices qui vont plutôt stimuler le corps et son élasticité. Pour qu’il puisse peu à peu, exécuter  avec plus de justesse et d’aisance ce qu’il y a à exprimer.

-des enchaînements de mouvements précis, pour enrichir notre vocabulaire.

-des exercices d’improvisation, où le corps est livré à ce qu’il est, un véhicule de l’âme. L’expression même de l’âme, notre réalité interne, n’a besoin que de ses sens en éveil. Nous sollicitons surtout les 5 sens. Le mental ici est au service des sens. Avec mon corps, j’utilise et éprouve les contraintes qui lui sont propres: l’espace, le temps, sa matière, son souffle.

 

Toutes ces expériences vont nourrir et donner de la substance lumineuse et vibrante à la forme que vous choisissez de lui donner.

Le flamenco en est une. Si nous travaillons dans ce canal formel, il n’est ni plus ni moins qu’un moyen pour délivrer un message et une présence qui nous dépasse, à un public, à des membres  d’un groupe.

Le rythme qui est le socle fondamental pour fédérer les différentes formes de langage vibratoire, est un canal, un cheval, qu’il faut apprendre à chevaucher.

De façon générale, le rythme est une clé.

Prendre conscience du rythme de toute chose, pas seulement du flamenco, c’est essentiel. Les saisons, les cycles, dans la Musique, dans la Nature, dans sa propre nature. Partez en reconnaissances de vos rythmes, éprouvez les, mettez du rythme dans ce que vous faites, pour augmenter votre présence à ce que vous vivez.

Observons qu’il n’y a jamais de vrai silence. Tout vibre, tout bat. Tout a une mesure. Si nous observons le mouvement de notre corps, de notre cœur et de nos pensées,  nous constatons qu’il n’y a jamais d’arrêt. Idem dans la Nature.

Si j’arrête le cours, si j’arrête la musique, ce n’est qu’une chose, d’autres choses ont lieu. Exerçons nous à rester en écoute de cela. Jouer, créer, danser cela.

Le conseil que je donne souvent en cours, c’est de ne « rien couper ». Ralentir suffisamment pour que notre attention puisse percevoir que rien ne s’arrête vraiment. Il arrive souvent que l’envie de passer à autre chose, à une autre idée, un autre mouvement se manifeste. C’est naturel! En ralentissant le mouvement en cours ,nous observons comment naturellement le mouvement suivant émerge. De cette manière on est à la fois spectateur et acteur de sa danse, de sa présence.

De cette manière, nous entretenons un calme au centre de nous-même et peu à peu l’agitation extérieure nous affecte moins et se mue plus facilement. Le calme et le chaos dansent. Les opposées se rencontrent et se complètent, exerçant leur influence de façon équilibré, rythmé, cyclique. L’harmonie réside dans l’union de nos deux hémisphères (gauche et droite), nos deux respires (inspire-expire), nos deux présences (intérieure-extérieure). C’est là que réside la liberté.

« La danse est un yoga de la vie ». (Yumma Mudra, créatrice du projet Danza Duende)

mes nus, 2006