Au rythme de sa danse

Au rythme de ma danse, je vis l’instant présent, je vis l’espace, je vis le temps.

Au rythme de ma danse, je sens et je m’abandonne à la sensation. Je m’incarne en elle et je m’invite à la rencontrer, à la façonner patiemment et à l’aimer passionnément …

Au rythme de ma danse, j’explore, je lis, je relis et je donne.

 

At the rythm of my dance, I live the present moment, I live Space and I live Time.

At the rythm of my dance, I feel and I surrender to the sensation. I incarnate myself through it and I invite myself to meet my dance, shape it patiently and love it passionately…

At the rythm of my dance, I explorate, I read, I link to, I give.

LuzAzuL @ PLOEF 4_03_2018

 

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Rythm and Freedom

sculpture

Sculpte l’Espace,

Sculpte le Corps .

De l’Intérieur,

De l’Extérieur.

Et laisse aller ton être à la danse,

A ta liberté.

 

 

Lorsque remonte l’étude de la Chorésophie, avec Michel Raji et Yumma Mudra.

> www.rajimudra.com

 

 

Flamenco Sentido et Atelier du Senti: en substance, aujourd’hui

 

Dans le cadre de l’un de ces cours, bien souvent j’invite à prendre conscience de sa présence ici et maintenant en tant qu’individu et dans le groupe.

Par sa présence et son intelligence sensible, la personne influe de façon permanente sur ce qui se passe dans le groupe. De ce fait, le déroulement du cours, l’enchaînement des exercices, le choix des propositions, des exercices sera influencé à chaque instant.

Par conséquent, tout participe au déroulement du cours: aussi bien les différences de niveaux techniques, les connaissances et les facilités à s’adapter, que les arrêts, les silences, les émotions vécues en chacun. Ce précieux matériel nous permet d’avancer et d’évoluer en toute authenticité, avec rigueur et justesse, dans l’apprentissage d’un exercice ainsi que dans la redécouverte de soi et de tout ce qui est là.

Lorsque il y a danse, il y a une manifestation formelle, corporelle, concrète et figurative, qui se rapporte à un ou plusieurs styles, cultures, techniques ou disciplines.                            Il y a simultanément, une manifestation émotionnelle, intentionnelle, sensorielle, subtile et invisible, qui vient de l’activité intérieure du danseur.

En considérant ces deux plans et en les travaillant artistiquement avec la même rigueur, notre présence, notre danse s’en ressent dans son authenticité, son équilibre, son harmonie.

Nous aborderons durant le cours:

– des exercices qui vont plutôt stimuler le corps et son élasticité. Pour qu’il puisse peu à peu, exécuter  avec plus de justesse et d’aisance ce qu’il y a à exprimer.

-des enchaînements de mouvements précis, pour enrichir notre vocabulaire.

-des exercices d’improvisation, où le corps est livré à ce qu’il est, un véhicule de l’âme. L’expression même de l’âme, notre réalité interne, n’a besoin que de ses sens en éveil. Nous sollicitons surtout les 5 sens. Le mental ici est au service des sens. Avec mon corps, j’utilise et éprouve les contraintes qui lui sont propres: l’espace, le temps, sa matière, son souffle.

 

Toutes ces expériences vont nourrir et donner de la substance lumineuse et vibrante à la forme que vous choisissez de lui donner.

Le flamenco en est une. Si nous travaillons dans ce canal formel, il n’est ni plus ni moins qu’un moyen pour délivrer un message et une présence qui nous dépasse, à un public, à des membres  d’un groupe.

Le rythme qui est le socle fondamental pour fédérer les différentes formes de langage vibratoire, est un canal, un cheval, qu’il faut apprendre à chevaucher.

De façon générale, le rythme est une clé.

Prendre conscience du rythme de toute chose, pas seulement du flamenco, c’est essentiel. Les saisons, les cycles, dans la Musique, dans la Nature, dans sa propre nature. Partez en reconnaissances de vos rythmes, éprouvez les, mettez du rythme dans ce que vous faites, pour augmenter votre présence à ce que vous vivez.

Observons qu’il n’y a jamais de vrai silence. Tout vibre, tout bat. Tout a une mesure. Si nous observons le mouvement de notre corps, de notre cœur et de nos pensées,  nous constatons qu’il n’y a jamais d’arrêt. Idem dans la Nature.

Si j’arrête le cours, si j’arrête la musique, ce n’est qu’une chose, d’autres choses ont lieu. Exerçons nous à rester en écoute de cela. Jouer, créer, danser cela.

Le conseil que je donne souvent en cours, c’est de ne « rien couper ». Ralentir suffisamment pour que notre attention puisse percevoir que rien ne s’arrête vraiment. Il arrive souvent que l’envie de passer à autre chose, à une autre idée, un autre mouvement se manifeste. C’est naturel! En ralentissant le mouvement en cours ,nous observons comment naturellement le mouvement suivant émerge. De cette manière on est à la fois spectateur et acteur de sa danse, de sa présence.

De cette manière, nous entretenons un calme au centre de nous-même et peu à peu l’agitation extérieure nous affecte moins et se mue plus facilement. Le calme et le chaos dansent. Les opposées se rencontrent et se complètent, exerçant leur influence de façon équilibré, rythmé, cyclique. L’harmonie réside dans l’union de nos deux hémisphères (gauche et droite), nos deux respires (inspire-expire), nos deux présences (intérieure-extérieure). C’est là que réside la liberté.

« La danse est un yoga de la vie ». (Yumma Mudra, créatrice du projet Danza Duende)

mes nus, 2006

Le Senti (6)

Captation de la présentation de l’Atelier du Senti, mardi 20 janvier 2015 à Un Monde En Soi.

via ce lien:

http://vimeo.com/album/3232123

L’atelier se tiendra dans ce même endroit à partir du 5 mars 2015 jusqu’aux congés de Pâques.

Tous les jeudis soir, de 20h à 22h.

Ouverts à tous et toutes. Pas de niveaux requis.

Le senti (5)

ÊTRE (Intérieur et Extérieur)

Nous avons tendance à accorder toute notre attention sur l’extérieur. Tous nos efforts sont tournés très souvent vers le dehors de soi, à travers nos activités toujours plus nombreuses et intenses, notre communication permanente via pleins de nouveaux supports, beaucoup de temps de parole, l’identité, l’apparence, etc.
Mais au dedans, une activité incessante s’opère en étroite corrélation avec l’extérieur. Pourtant, nous n’y accordons pas toujours d’importance. Parfois même, nous l’ignorons. Cet état de soi interne, nous est parfois si peu familier que lorsqu’il se fait plus présent,en signalant des maux de toutes sortes, il nous fait peur. On se déclare alors malade, faible, pas dans son état normal.
C’est le moment alors pour s’introvertir. On entre en soi et on observe. Ce processus, lors de périodes charnières, peut amorcer de grands changements. Il peut aider même à inventer sa vie.
Ce travail d’introspection est finalement source de grande créativité et de bonheur.

L’objectif ici sera d’introduire ce processus créateur dans notre pratique artistique, en entraînant notre conscience et notre essence à se relier.
Les outils de travail sont essentiellement, de la technique corporelle, le souffle, le mouvement libre et la méditation.
Chacun peu apporter ce avec quoi il travaille, instrument, pinceau, papier, tissus, accessoires, costume, etc.

LapeauduRocher1