Le Senti (4)

Les principaux axes de travail sont la méditation, la respiration, la pulsation, le rythme et l’ancrage.
La communion avec soi, l’Autre et l’espace.
Il s’agit d’appréhender avec attention la relation intime qu’il existe entre nos mondes intérieurs et extérieurs, son va et viens permanent et le champ créatif illimité qu’il implique lorsqu’on y prend part avec conscience.

L’atelier se déroule en 3 étapes:

Alignement du squelette, reconnaissance de notre architecture
Activation de la respiration et de nos muscles internes.
Mouvements libres, improvisation guidée.
Tournoiement1
Publicités

Extrait de Etre crâne, de George Didi-Huberman

Etre fossile:

Giuseppe Penone , « l’espace a précédé nos ancêtres. L’espace se poursuivra après nous. Fossiliser les gestes sûrement ou probablement réalisés à un certain endroit, réduit l’usage possible de l’espace, mais marque l’espace lui-même.{…} Créer une sculpture, c’est un geste végétal; c’est la trace, le parcours, l’adhérence en puissance, le fossile du geste fait, l’action immobile, l’attente {…} point de vie et point de mort. »

Le devenir-temps  du lieu, le devenir-lieu du temps. Question de sédiments, d’interstices, de contacts. La sculpture serait-elle le lieu où nous touchons du temps?

« C’est en un espace que l’on recueille la valeur du Temps ».

*****

Espace-Temps-dessin
Espace-temps dessiné, 2003

******

extrait de Etre crâne, de George Didi-Huberman

Etre feuille:

Lecture compréhensive et aveugle tout à la fois.

lecture tactile: productrice d’une connaissance intime, rapprochée mais pour cela privée de la distance habituelle à nos objectivation.

Il faut choisir comment on veut connaître. Le point de vue objectif demande de s’éloigner de l’objet, de ne pas le toucher et de regarder. Le contact induit automatiquement que l’objet se dérobe à la vue et devient matière qui nous enveloppe, nous dessaisit de nous-même, ne nous rassasie d’aucune certitude.

G.Penone: » L’image se formait par pression. Je projetais l’image obtenue, je la retraçais dans l’espace, la répétant pour constituer une série d’actions, série qui m’enveloppait totalement. Ce n’était pas pourtant une image trouvée ailleurs. C’était mon corps qui la créait, et moi je créais le geste du toucher (frottement). Une action banale et insignifiante, sans valeur. Du reste, quand je parcourais à nouveau l’image, je ne me fiais à aucune projection.{…} J’en apprenais plus sur mon propre corps que sur la surface du mur. C’était comme marcher dans ma peau et c’était en plus marcher dans la peau de l’espace. »

*****

Empreintes:dos
Empreintes/dos, peinture à l’eau, 2003